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Publié par C1i

L'histoire artistique de la photo racontée aux enfants

HISTOIRE ARTISTIQUE DE LA PHOTOGRAPHIE RACONTEE AUX ENFANTS

PARTIE 1.

Cette histoire commence vers le milieu du 19° siècle.
Lorsqu’apparaissent les premières photos, nous sommes en 1850. Il y a longtemps que Napoléon est mort, et la Révolution française a eu une fille en 1830 et une autre en 1848 ; mais à chaque fois les rois sont revenus sur leur trône. Le monde a bien changé, il y a moins de paysans dans les champs, ils viennent travailler en ville, on est en plein boom de la révolution industrielle avec toutes ses joies : les ouvriers n’ont qu’à se taire et leurs enfants sont obligés de travailler.

Avant que la photo n’arrive, il n’y avait que les peintres pour fabriquer des images. C’est pour ça qu’il y en avait beaucoup. Même s’ils peignaient ou dessinaient mal, leur travail était recherché pour représenter la réalité.

Surtout par les nobles qui ne s’étaient pas fait raccourcir d’une tête en 1789 et les bourgeois, ceux qui possédaient les usines. Ils étaient les seuls à pouvoir s’acheter une toile. Du coup on peignait des tableaux nobles, classiques…

 

il n’y avait que des paysages, des batailles, de beaux bateaux et surtout beaucoup de portraits de nobles et de bourgeois.

Mais déjà certains peintres aimaient peindre en suivant leurs propres émotions, on les appelait les romantiques.

 

D’autres encore avaient envie de peindre autre chose que des châteaux et leurs seigneurs, ils réalisaient des œuvres qui représentaient la réalité quotidienne de leur contemporains, on les appela les réalistes.

 

Beaucoup de ces peintres, se sentirent menacés par la concurrence de la photo qui connut rapidement un véritable succès populaire : tout le monde avait envie d’avoir une image de lui-même, surtout pour la montrer aux autres. Avant ce n’était réservé qu’aux riches. Le portrait-carte, inventé par un certain DISDERI sorte de carte postale sur laquelle on prenait plusieurs poses solennelles, envahirent alors tous les portefeuilles.


à suivre…

 

Texte 1 au format .doc avec illustrations

PARTIE 2.

Les premiers studios photo ne cherchaient pas à faire de l’art, mais tout simplement à gagner de l’argent. Pourtant, Félix TOURNACHON (dit NADAR ), faisait déjà des portraits plus esthétiques, où il jouait avec la lumière, le flou, l’âme de ses modèles…

 

C’était rare, car les photos qui dominaient à cette époque, étaient celles qui informaient, qui prouvaient : c'étaient des documents que l'on gardait pour figer le progrès, le changement, l’industrialisation de cette époque... On fait la même chose encore aujourd'hui, quand on remplit nos disques durs de photos, de mariages, de fêtes, de nos souvenirs de vacances...

Les progrès en photo sont permanents : grâce aux nouvelles pellicules, on pouvait alors photographier des personnages qui bougeaient. On appelait ces photos des INSTANTANES.

Toutes ces évolutions se répercutèrent chez les peintres qui eux aussi voulaient que "ça bouge" dans leur peintures.

Par exemple le déjeuner sur l'herbe, d'Edouard MANET (1832-1883) représente une scène de la vie quotidienne de cette époque, il montre des étudiants (pour une fois pas des nobles), on voit des traces de pinceaux, il fait du spectateur un voyeur de cet instant suspendu, comme l'instantané en photo, on a l’impression de vivre la scène.

 

Pour toutes ces raisons, il fait scandale chez les « biens pensant ».  Dorénavant, il y a une rupture et une question est posée : comment fait-on pour montrer la réalité ? Reproduire minutieusement ce que l'on voit ou exprimer ce qui nous impressionne ? Justement, un nouveau courant artistique se développe : LES IMPRESSIONISTES. Ils sont modernes, anticonformistes, peignent autre chose que l'art traditionnel, utilisent des lumières inhabituelles, adoptent des points de vue originaux et exploitent les connaissances techniques de l'époque : peinture, lumière, support...

 

De son côté la photo tente de se faire adopter comme étant un art, mais c'est difficile. Certains photographes tenteront de faire ressembler leurs photos à des peintures, en rayant, en frottant, en gommant les négatifs... sans grand succès.

à suivre…

 

Texte 2 au format .doc avec illustrations

PARTIE 3.

C’est une autre branche de la photo, la photo scientifique, qui va se développer : rayon X, photo des étoiles, macro-photo, celle qui photographie de très près, la photo judiciaire pour aider les policiers...

Un nouveau genre voit même le jour : LE PHOTOJOURNALISME pour illustrer les articles dans les journaux. C'est en 1880, qu'est imprimée la première UNE d'un journal, avec une photo !

Les photojournalistes vont de guerres en guerres et couvrent tous les mouvements sociaux, les grèves, les manifestations...)

J.RIIS sera le premier à comprendre le pouvoir d'une photo pour émouvoir l'opinion et utilisera cette "arme" pour dénoncer le sort des opprimés.

On s'aperçoit également que l'appareil photo voit des choses que l'œil humain ne peut fixer : décortiquer un saut par exemple, comme l'a fait E. MUYBRIDGE. On n'est plus très loin du cinéma que les frères LUMIERE vont bientôt inventer (1895).

 

En cette fin de 19° siècle peinture et photo n'essayent plus de se copier, la photo ne cherche plus à imiter la peinture qui elle ne reproduit plus la nature de façon réaliste, laissant ce travail aux photographes.

à suivre…

Partie 4.

En 1902, la revue Caméra Works est créée. Elle permet aux photographes et aux peintres de l'art moderne européen de pouvoir s'exposer. Le photoreportage prend également une toute autre ampleur, il montre le monde, tout en contribuant à le modifier. Le documentaire social suscite une prise de conscience sur les conditions de vie des populations les plus défavorisées... c'est tout ça la photo !

La grande tendance, en peinture de l'époque, c'est le cubisme, dont un des maîtres s'appelle Pablo PICASSO (1881 - 1973). Il va révolutionner l'histoire de la peinture. Ce n’est plus la ressemblance  qui compte mais l’émotion de l’artiste. L’art abstrait va encore amplifier ce mouvement : des peintres vont démontrer que des peintures peuvent émouvoir même si elles ne représentent rien de reconnaissable.

Pour la photo cette modernité se traduit par la photographie pure qui utilise les qualités propres de l'appareil, en premier lieu la lumière. Paul Strand est celui qui fait basculer la photo dans l'art modern. Il joue essentiellement sur le cadrage, les formes, la lumière, les contrastes, les perspectives. Avec lui, la photo, une quelconque représentation du réel, devient un dessin obtenu par le travail de la lumière, définition littérale de photographie.

Comme l’art abstrait, la photo n'a plus besoin de représenter pour exister : c’est la personnalité de celui qui photographie qui est mise en avant. La photo va jouer un rôle prépondérant dans tous les mouvements artistiques de la seconde partie du XX° siècle. 

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